L’histoire de l’imprimerie lyonnaise - 13/05/2021

Une nouvelle technique d’imprimerie, celle en caractères mobiles inventée par l’Allemagne, arrive à Lyon seulement à la fin du XVème siècle, avant de se répandre dans tout le reste de la France. À cette époque, Lyon assure avec Paris près de 80% de la production de livres, tandis que la première compte plus d’une cinquantaine d’imprimeurs.

La première imprimerie lyonnaise

C’est à Barthélémy Buyer qu’on doit l’essor de l’imprimerie à Lyon. Parti étudier à la Sorbonne à Paris, il s’entoure de Guillaume Fichet et Johann Heylin, ayant établi la première imprimerie française. C’est là-bas qu’il est épris de cette nouvelle technique d’impression : l’imprimerie en caractères mobiles. De retour à Lyon, sa ville natale, Barthélémy Buyer installe le premier atelier d’imprimerie à son domicile sur le quai rive gauche de la Saône. Au sommet de sa carrière, Buyer connaît un succès flamboyant, il reçoit même la visite du roi Louis XI et du roi René d’Anjou. Il peut désormais se développer dans d’autres villes comme Toulouse mais également Naples ou encore Madrid.

L’imprimerie lyonnaise, imprimerie européenne

Le XVe siècle est celui de l’âge d’or de l’imprimerie lyonnaise. Alors que Lyon connaît une grande période de prospérité grâce aux négociants, les imprimeurs connaissent eux aussi un succès florissant. Au début du XVIe siècle, Lyon a déjà produit un tiers des impressions françaises, pour environ 1140 éditions. Ce sont alors une centaine d’ateliers, 600 employés et 80 imprimeurs qui sont regroupés dans la ville, pour une grande majorité dans la fameuse rue Mercière. Mais une autre catégorie prend elle aussi essor : celle des imprimeurs libraires. À l’instar de Sébastien Gryphe, ils choisissent eux-mêmes leur politique d’édition qui leur est propre, ils peuvent imprimer, mais aussi diffuser les œuvres de leur choix. Au milieu du XVIe, Lyon est sans aucun doute la capitale de l’imprimerie européenne. Reste à souligner que nombreux sont les éditeurs et imprimeurs protestants. Ainsi, après plusieurs grèves du salariat en 1539, puis le début des guerres de religion en 1562, les Protestants sont chassés et fuient vers les Pays-Bas ou même Genève – pour les transformer à leur tour en capitale de l’imprimerie européenne.

Découvrez-en plus sur l’éditeur lyonnais Sébastien Gryphe en cliquant ici ! 😉

Ilona

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L’histoire de l’imprimerie lyonnaise

L’histoire de l’imprimerie lyonnaise
Redécouvrir Lyon - 13/05/2021 00:00:00

Une nouvelle technique d’imprimerie, celle en caractères mobiles inventée par l’Allemagne, arrive à Lyon seulement à la fin du XVème siècle, avant de se répandre dans tout le reste de la France. À cette époque, Lyon assure avec Paris près de 80% de la production de livres, tandis que la première compte plus d’une cinquantaine d’imprimeurs.

La première imprimerie lyonnaise

C’est à Barthélémy Buyer qu’on doit l’essor de l’imprimerie à Lyon. Parti étudier à la Sorbonne à Paris, il s’entoure de Guillaume Fichet et Johann Heylin, ayant établi la première imprimerie française. C’est là-bas qu’il est épris de cette nouvelle technique d’impression : l’imprimerie en caractères mobiles. De retour à Lyon, sa ville natale, Barthélémy Buyer installe le premier atelier d’imprimerie à son domicile sur le quai rive gauche de la Saône. Au sommet de sa carrière, Buyer connaît un succès flamboyant, il reçoit même la visite du roi Louis XI et du roi René d’Anjou. Il peut désormais se développer dans d’autres villes comme Toulouse mais également Naples ou encore Madrid.

L’imprimerie lyonnaise, imprimerie européenne

Le XVe siècle est celui de l’âge d’or de l’imprimerie lyonnaise. Alors que Lyon connaît une grande période de prospérité grâce aux négociants, les imprimeurs connaissent eux aussi un succès florissant. Au début du XVIe siècle, Lyon a déjà produit un tiers des impressions françaises, pour environ 1140 éditions. Ce sont alors une centaine d’ateliers, 600 employés et 80 imprimeurs qui sont regroupés dans la ville, pour une grande majorité dans la fameuse rue Mercière. Mais une autre catégorie prend elle aussi essor : celle des imprimeurs libraires. À l’instar de Sébastien Gryphe, ils choisissent eux-mêmes leur politique d’édition qui leur est propre, ils peuvent imprimer, mais aussi diffuser les œuvres de leur choix. Au milieu du XVIe, Lyon est sans aucun doute la capitale de l’imprimerie européenne. Reste à souligner que nombreux sont les éditeurs et imprimeurs protestants. Ainsi, après plusieurs grèves du salariat en 1539, puis le début des guerres de religion en 1562, les Protestants sont chassés et fuient vers les Pays-Bas ou même Genève – pour les transformer à leur tour en capitale de l’imprimerie européenne.

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