Arêtes de poisson, la grande énigme historique de Lyon

Arêtes de poisson, la grande énigme historique de Lyon
Redécouvrir Lyon - 26 oct. 2019

La découverte des arêtes de poison

Découvertes officiellement en 1959 sous la Croix-Rousse, les arêtes de poisson constituent une des énigmes les plus mystérieuses de notre ville. Elles sont constituées d’un boyau central sur lequel se rejoignent des branches secondaires. 

On peut y accéder depuis la rue des Fantasques. Aujourd’hui, deux kilomètres de galeries sont accessibles. Elles mesurent en moyenne 1,90 mètre de large pour 2 mètres de hauteur et descendent jusqu’à 60 mètres sous terre, au niveau du Rhône.

arêtes de poisson

Le grand mystère des arêtes de poisson

Quand ont-elles été construites ? À quoi servent-elles ? Qui a bien pu mettre en oeuvre ce travail titanesque? Serait-ce un énième stratagème des reptiliens dans le but d’envahir la Terre? Ou bien serait-ce le fait d’une autre espèce sub-terrestre aux desseins tout aussi sombres? 

Les différentes théories historiques sur les arêtes de poisson

 

 

  • La théorie du Saint-Graal et des templiers

Les pierres qui forment la structure des arêtes viendraient du nord du Beaujolais. En 1218, les terres de la Croix-Rousse appartiennent à Humbert V seigneur de Miribel et de Beaujeu. Son descendant, Guillaume de Beaujeau, est élu maître de l’Ordre du Temple en 1273 sans avoir pris part à la Neuvième croisade. En 1274, il se rend à Lyon et participe au deuxième concile de la ville lors duquel il s’oppose à l’organisation d’une nouvelle croisade. Peut-être a-t-il profité de son passage dans la ville pour lancer la construction des souterrains pour le compte de l’ordre? La forme de croix, symbole des templiers, ainsi que la structure géométrique de l’ensemble laissent penser que les arêtes de poisson peuvent être le fait de l’Ordre du Temple. Certains affirment même que les templiers ont pu y abriter le Graal dont on dit qu’ils ont été les gardiens. Un peu tiré par les cheveux quand même... 

 

  • La théorie romaine

La datation au carbone 14 met un terme à ce récit romanesque puisqu’elle fait remonter la construction des arêtes de poisson à l’Antiquité, plus précisément aux alentours de l’an 0. Ces galeries sont donc issues de l’époque romaine. Lugdunum, fondée en -44 av. J.-C. est encore à l’époque une colonie romaine. En plein développement, la ville est même devenue Capitale des Gaules en -27 av. J.-C. et fait l’objet de nombreux aménagements et travaux. C’est un important noeud commercial et décisionnel de l’Empire ainsi qu’un haut-lieu de l’administration fiscale. De plus, avec l’installation du second atelier monétaire impérial en -15 av. J.-C., Lyon est devenu l’un des plus grands centres de frappe de monnaie du monde romain et frappait des monnaies à destination de tout l’Empire. L’hypothèse serait donc que les arêtes de poisson aient été un lieu de stockage pour l’or et l’argent sous l’empereur Auguste puis sous les Julio-Claudiens. 

arêtes de poisson lyon

Crédit photo : Le Monde

 

Cette dernière théorie semble déjà bien plus plausible et rationnelle bien qu’elle n’ait pas dissipé les doutes concernant l’implication des reptiliens dans cette énigme. Et vous, quelle est votre théorie à ce sujet?

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