La Saint-Valentin ? Pas si commercial que ça finalement ! - 14/02/2021

« La Saint-Valentin, c’est une fête commerciale de toute façon ! ». Qui n’a jamais entendu cette phrase dans son entourage (pour se dédouaner d’un léger oubli, ou, tout simplement par conviction) ? Vous allez voir que ce n’est pas seulement la fête du mauvais goût à laquelle vous pensez, et qu’on ne célèbre pas que l’amour… On vous redonne une bonne raison d’aimer de nouveau la Saint-Valentin !

L’ours pour origine de la Saint-Valentin ?

Cupidon ? Le symbole de l’amour ? Que nenni ! Faites entrer l’ours. Animal central dans tous les mythes européens de la préhistoire au Moyen Âge, il est presque considéré comme l’égal de l’homme de par son intelligence et les sentiments qu’il peut lui-même développer. Associé à une sexualité débordante, les hommes d’Europe centrale de l’époque sont amenés à se déguiser en ours lors de carnaval, de manière à plaire aux femmes avant de s’adonner à des rituels à caractères amoureux et sexuels.

Ce n’est que quelques siècles après que l’ours sera dévêtu de son caractère bestial pour incarner le symbole même de l’amour « galant ». N’avez-vous jamais reçu un ours en peluche de la part de votre amoureux/se le jour de la Saint-Valentin ? Vous savez maintenant pourquoi !



 La Saint-Valentin ? Pas si commercial que ça finalement ! -0

Les « loteries amoureuses », une lutte pour les libertés individuelles

Elles auraient originellement été créées pour permettre aux femmes d’échapper aux violences masculines. Dans la société française du XVe siècle par exemple, le mariage n’est autorisé que pour le propriétaire terrien. Ainsi, c’est près de la moitié de la population française qui se voit interdire les relations sexuelles. En revanche, les jeunes hommes en âge de procréer bénéficient de ce qu’on pourrait qualifier un traitement de faveur… un rituel très peu romantique. Arrivant en groupe à la tombée de la nuit sous la fenêtre de leur victime, ils appellent la jeune femme et la traînent hors de chez elle pour pouvoir, chacun à son tour, se livrer à ses pulsions. Sans grand étonnement, la jeune femme ne peut alors plus espérer pouvoir un jour se marier et est relayée aux marges de la société. Pour lutter contre ces pratiques, nombreuses sont celles qui préfèrent participer à ces rituels amoureux plus « encadrés » : les loteries amoureuses, durant lesquelles les femmes peuvent légalement rencontrer des hommes hors mariage, et canaliser ainsi cette violence masculine du siècle.


Et non, pas seulement une fête commerciale, on vous l’avait dit ! Mais plutôt le fruit de nombreuses manifestations différentes de l’amour au cours des siècles…

Ilona

La Saint-Valentin ? Pas si commercial que ça finalement !

 La Saint-Valentin ? Pas si commercial que ça finalement !
Les Tops - 14/02/2021 00:00:00

« La Saint-Valentin, c’est une fête commerciale de toute façon ! ». Qui n’a jamais entendu cette phrase dans son entourage (pour se dédouaner d’un léger oubli, ou, tout simplement par conviction) ? Vous allez voir que ce n’est pas seulement la fête du mauvais goût à laquelle vous pensez, et qu’on ne célèbre pas que l’amour… On vous redonne une bonne raison d’aimer de nouveau la Saint-Valentin !

L’ours pour origine de la Saint-Valentin ?

Cupidon ? Le symbole de l’amour ? Que nenni ! Faites entrer l’ours. Animal central dans tous les mythes européens de la préhistoire au Moyen Âge, il est presque considéré comme l’égal de l’homme de par son intelligence et les sentiments qu’il peut lui-même développer. Associé à une sexualité débordante, les hommes d’Europe centrale de l’époque sont amenés à se déguiser en ours lors de carnaval, de manière à plaire aux femmes avant de s’adonner à des rituels à caractères amoureux et sexuels.

Ce n’est que quelques siècles après que l’ours sera dévêtu de son caractère bestial pour incarner le symbole même de l’amour « galant ». N’avez-vous jamais reçu un ours en peluche de la part de votre amoureux/se le jour de la Saint-Valentin ? Vous savez maintenant pourquoi !



 La Saint-Valentin ? Pas si commercial que ça finalement ! -0

Les « loteries amoureuses », une lutte pour les libertés individuelles

Elles auraient originellement été créées pour permettre aux femmes d’échapper aux violences masculines. Dans la société française du XVe siècle par exemple, le mariage n’est autorisé que pour le propriétaire terrien. Ainsi, c’est près de la moitié de la population française qui se voit interdire les relations sexuelles. En revanche, les jeunes hommes en âge de procréer bénéficient de ce qu’on pourrait qualifier un traitement de faveur… un rituel très peu romantique. Arrivant en groupe à la tombée de la nuit sous la fenêtre de leur victime, ils appellent la jeune femme et la traînent hors de chez elle pour pouvoir, chacun à son tour, se livrer à ses pulsions. Sans grand étonnement, la jeune femme ne peut alors plus espérer pouvoir un jour se marier et est relayée aux marges de la société. Pour lutter contre ces pratiques, nombreuses sont celles qui préfèrent participer à ces rituels amoureux plus « encadrés » : les loteries amoureuses, durant lesquelles les femmes peuvent légalement rencontrer des hommes hors mariage, et canaliser ainsi cette violence masculine du siècle.


Et non, pas seulement une fête commerciale, on vous l’avait dit ! Mais plutôt le fruit de nombreuses manifestations différentes de l’amour au cours des siècles…

Ilona

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