L'Ourson Qui Boit

2020

Ce soir, je sors de ma grotte pour me rendre dans une salle sobrement décorée. Ma soirée n'a pour autant pas manqué de gaité et a été haute en couleurs grâce aux produits colorés travaillés comme le wasabi en sauce. Finalement l'ourson ne fait pas que boire, il mange divinement bien.

13h, bâtiment de l’ESF : petit ourson chausse ses skis. Premier tire-fesse, petit ourson déballe son encas. Son papa français lui a préparé une bavette de bœuf, sauce à la prune, avec un risotto au parmesan et quelques petits champignons. Encore un petit creux. Heureusement, maman japonaise a mis dans sa poche un roulé avec une glace au thé vert. Le ventre plein, il dévale la piste tout schuss. Maman ours trépigne : « Tu l’auras quand ton étoile ? »

Mon petit ourson, ton émulsion de saveurs m’a donné des frissons ! Tu es l’incarnation du ying et du yang, le juste milieu entre la cuisine lyonnaise et asiatique, l’équilibre parfait entre un bistrot et un restaurant étoilé. Le turbot sauce shiso au jus de moules et eringis en est l'exemple parfait et ce n’est pas vendre la peau de l’ours que de dire : on y retournera et vous aussi !

Tu ne peux pas visiter Paris sans passer par la Tour Eiffel. Tu peux encore moins visiter Lyon sans passer par l'Ourson Qui Boit. Tu y dégusteras des amuse-bouches fondants autour de somptueux vins issus d'une cave presque aussi grande qu'un appart'. Puis tu te laisseras porter par le menu unique, dont chaque étape propose deux mets traditionnels si bien revisités que tu auras l'impression de faire escale en Asie. Vertige s'abstenir : on y côtoie les sommets.

Mais donne-moi mon ourson ! Il est si beau, il est si bon... Le tout Lyon se l'arrache, non sans raison. Je suis accueilli dans un cadre épuré et lumineux. L'ambiance et la cuisine sont une fusion parfaite des savoir-faire japonais et français. Chaque plat est un tableau qui se contemple et se déguste : le carpaccio de navet et noix de Saint-Jacques à la mangue me transporte dans les nuages, tandis que le dessert est une explosion des sens.

Certains parlent d’un restaurant simplement à la mode. D’autres le définissent comme un parfait alliage entre une cuisine française et une touche japonaise. Prenons l’exemple des crevettes et mangues au lard, réduction de framboise à l’hibiscus avec de la crème de ricotta. J'ai rarement connu une telle harmonie de saveurs. Concluons ce doux repas par une crème Chiboust caramélisée aux rhubarbes avec une glace au sésame. Définitivement, Ourson devient grand.

Depuis plusieurs mois déjà, Lyon ne jure plus que par le chef Akira Nishigaki et par ses plats qui mêlent inspiration japonaise et créativité française. Pour une fois, qu’il fait bon écouter les ragots ! La crème de poivron rouge déséquilibre, le suprême de pintade et sa sauce au yuzu font chavirer. On en ressort sonné. Quand la haute gastronomie devient accessible à tous, n’arrêtons surtout pas de le crier sur tous les toits.

Un esprit japonais et une connaissance occidentale : voilà ce que voulait ce bon vieux Meiji. Il a été entendu, deux fois. L'esprit y est : les aimables serveuses japonaises sont remarquablement organisées, et les plats raffinés. La connaissance également : la cuisine témoigne d'une parfaite maîtrise du savoir-faire français et d'une recherche poussée pour nous faire découvrir de nouvelles saveurs. L'histoire n'est qu'un éternel recommencement !


Adresse

  • 23 Rue Royale
  • 69001 Lyon

Horaires

  • Lundi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Mardi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Mercredi : Fermé
  • Jeudi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Vendredi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Samedi : 12h-13h30
  • Dimanche : Fermé

Indisponible

L'établissement s'exprime


L'établissement n'a pas encore laissé de message personnalisé.

Notre site utilise des cookies pour vous assurer la meilleure expérience possible.

En savoir plus