Balthaz'art

J'aimerais mettre une horrible critique à cette perle rare, pour pouvoir la garder pour moi. Rien que pour moi. Les plats sont excellents car le chef est talentueux. La décoration est belle car les tableaux sont harmonieux. Le sourire est facile car le service est prestigieux. Allez ! Je suis gentille ! Je vous dis que c'est très bien mais gardez-le pour vous.

Kaboom !Belle, Bulle et Rebelle combattent tous les jours dans ces lieux Mojo jojo, le prince du surgelé !Chacune de ces serveuses possèdent des supers-pouvoirs qu'elles utilisent pour défendre leur ville, capitale de la gastronomie. Leurs amis cuistots préparent les meilleurs supers plats : joue de lotte poêlée, râble de lapin aux noisettes roulé au lard fumé, jolie morceau de veau rosé... De quoi vous sentir rassuré ! Fini les fausses bonnes adresses, les Supers Nanas sont là !

Ce soir, c’est Noël ! Le chef Frédéric d’Ambrosio incarne Balthazar et les serveuses se glissent dans la peau de Gaspard et Melchior. Ils nous apportent du thon rouge snacké, un tartare de bœuf façon mauresque et un moelleux chocolat au beurre salé. Les assiettes sont riches et belles comme de l’or. Les odeurs embaument la pièce comme l’encens et la myrrhe. Un véritable cadeau du Ciel.

Mon royaume pour un restaurant ! Voilà le pacte qu'a dû passer le chef du Blathaz'art. Celui-ci vous cuisine des produits frais avec tant d'habileté que les portraits de maîtres qui ornent les murs lorgnent sur votre assiette. Le chef, généreux, partage son harem de personnel attentionné avec ses invités. Gage d'humanité, les noms des artistes en salle et en cuisine sont inscrits en première page du livret des menus. Justement, la cuisine est ouverte sur la salle, n'hésitez pas à féliciter les cuistots au moment de vous en aller !

Le prix de la meilleure interprétation féminine revient aux courgettes, exemplaires dans leur rôle de « croquantes » dans la salade éponyme. Meilleur second rôle dans un film étranger : le poulet, pour s’être si bien fondu dans ce tajine à la semoule extraordinairement parfumée. Le prix du public récompense les citrons, pour avoir été présents dans cette tarte originale et audacieuse. Enfin, la palme d’or revient cette année encore au bœuf, pour ce tartare qui fait la fierté de l’établissement.

Ô brebis ! Donne-nous ta brousse, et vous, heures propices !Suspendez votre cours :Laissez-nous savourer les délices suavesDu cabillaud velours.Déguster ce moelleux chocolat-beurre saléQui nous fera rêver !

Avachi devant un épisode de Magnum, Jésus décida d’aller casser la croûte sur Terre. Écoutant attentivement les conseils de son bouquin préféré, c’est chez ce bon vieux Balthaz’art qu’il décida d’aller faire une cène. Sous le charme d’une décoration qui n’a rien a envier aux plus belles toiles de feu Léonard, c’est à un flacon datant de Mathusalem qu’il donna sa bénédiction pour accompagner ses encornets au chorizo : un Jéroboam de saint-joseph. « Ah, ils ont de la bouteille ici. Amène ! »

Épaulé par mes deux fidèles compagnons Melchi’Or et Gasp’Art, je ne rends pas visite au petit Jésus, mais j’accueille sous mon toit des visiteurs en quête de nouvelles expériences culinaires. Ici, ni or, ni myrrhe, ni encens, mais des plats très travaillés à déguster autour d’une de nos bouteilles, dans trois salles aux ambiances singulières. Personne n’est encore reparti sans tomber sous le charme de notre fondant au chocolat et sa glace au caramel, véritable inspiration divine.

« Mieux vaut boire ici qu’en face ». Ça c’est sûr, quand on sait que ce restaurant romantique est nommé d’après une bouteille de vin d’une contenance de douze litres ! Mais en plus d’y boire, on y mange… et bien ! Tartare de bœuf mauresque ou filet de canette, fondant au chocolat ou vacherin aux myrtilles, nous nous rassasions sous l’œil attentif des vieux portraits qui veillent sur le mobilier ancien. Et les lumières rougeoyantes, ensorcelantes...

Coutumier des restaurants qui jettent de la poudre aux yeux, j’ouvre l’œil. Mais, passée la porte de la bâtisse rougeoyante, je contemple la multitude de tableaux qui recouvrent les murs. Ça me saute aux yeux : Balthaz’art a de l’allure. Après un vif coup d’œil à la carte, je m’oriente vers un saumon confit à l’aneth qui ne me coûte pas les yeux de la tête. Puis, je cède au somptueux tartare de bœuf mauresque qui me fait de l’œil. Cette fois, c’est sûr, je ne me suis pas mis le doigt dans l’œil.


Adresse

  • 7 Rue des Pierres Plantées
  • 69001 Lyon

Horaires

  • Lundi : Fermé
  • Mardi : 19h30-21h30
  • Mercredi : 19h30-21h30
  • Jeudi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Vendredi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Samedi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Dimanche : Fermé

Indisponible

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