André Melkonyan

Note du Petit Paumé

4,2 / 5

Ouvert aujourd'hui de 12h à 14h30

2020

André, ta petite salle ornée de tableaux, ton service attentionné et ta cuisine fine et savoureuse m'ont emmené au bout de la terre, au pays des merveilles. Charles, si tu nous écoutes de là-haut, ne t'inquiètes pas, les traditions de l'Arménie sont très bien honorées ici-bas.

J’alterne entre les plats arméniens traditionnels comme l'excellent berek à la feta et les divines boulettes de viande aux pignons de pin. Je me sens chez moi, c'est si simple de le dire mais si rare à vivre. Je conclus cette initiation à la cuisine de la patrie d'Aznavour avec le mazdoun, un délicieux yaourt grec au miel d'acacia pas sorti des rayons d'Auchan. Pour toi André, ta cuisine chantera encore, c'est Charles qui l'a dit.

André, avec tous tes RPPP tu m’as un peu déçu, je dois bien te l’avouer. Alors oui, tout était frais, copieux et coloré mais je sais que tu es capable de mieux. Si tes aubergines farcies et tes boulettes de viande aux pignons et raisins secs goûtent bon l’Arménie, ils ne nous y ont pas emmenés. Ton sourire et ta tendresse en revanche m’ont bien transporté en Hayastan.

André, tu es vraiment doué : ton sourire et ton accueil nous font vite comprendre pourquoi ta salle est comble. Décoration minutieuse et vaisselle raffinée dans laquelle se presse un tarama artisanal dont je ne fais qu'une bouchée. Farouche détracteur de l’aubergine, ta moussaka m'a pourtant séduite. Une bouchée de ton onctueux mazdoum m'envoie sur un nuage. Décidément les Arméniens qui s'appellent André sont de véritables artistes !

Comme toi, André, mon nom se termine en « yan », comme toi je viens de Méditerranée et des rives d'Orient. Tu as su faire le pont entre le Bosphore et la Tête d'Or. Ta salle est toute française : vaisselle élégante et cadre délicat. Ta cuisine est on ne peut plus arménienne : ton tarama, André, est parfaitement dosé, ta petite azur, autant de délicieux mezzés. Ton madzoun au miel charmeur est aussi doux que ton précieux sourire. André, sans mentir, même ma mamie cuisinière tu arriverais à séduire.

Mesdames et Messieurs, osez ! Osez ouvrir la porte de ce petit restaurant sans prétention. Osez avancer d'un pas et demander une table à ce charmant André. Osez goûter les délices arméniens que concocte sa femme, cette moussaka sublime, ce taboulé si frais et cette petite azur. Osez redécouvrir les aubergines farcies qui vous feront oublier votre aversion pour les légumes. Osez conclure cet étonnant repas d'un madzoun. Foi de Paumé, osez l'inconnu, vous ne le regretterez pas.

Cocasse, la cuisine du Caucase. Quelle idée d’utiliser des feuilles de vigne pour envelopper les viandes ou de cuisiner autant d’aubergines ! Mettre du miel d’acacia et de la gelée de rose dans les desserts ? Farfelu. L’étonnement à la lecture de la carte laissera vite place au plaisir de déguster des plats succulents concoctés par André et sa femme. La cuisine arménienne a trouvé son porte-étendard.

Les aubergines, ces légumes violacés, me laissaient indifférente. C’était avant de goûter la moussaka et les aubergines farcies de M. Melkonyan. Il sait cuisiner l’aubergine, et pour pas cher. Je m’en empiffre donc et finis gonflée comme le charmant légume. Puis, je laisse le soleil qui filtre dans la pièce lumineuse me dorer, tout en dégustant une gigantesque île flottante. En ressortant, je me sens changée. Quelles sont ces tâches violettes qui commencent à poindre sur mon visage ?

Dans ce repère peuplé d’habitués, je prends plaisir à faire ma salade d'été. Il ne manque plus que les transats et la mer pour faire de ce tout petit restaurant un lieu de vacances idéal. Je me délasse à l’arrivée des feuilles de vigne et des boulettes de viande. Les desserts, eux, m’évoquent les vieilles recettes de grand-mère arménienne. Même avec une carte peu fournie et un service qui se noie dans un verre d’eau, ce resto est toujours ma bouée de secours.

A l’ère byzantine, la belle Constantinople régnait sur la Méditerranée. Entre deux combats pour repousser l’assaillant, on y cuisinait déjà la moussaka, le tarama et les feuilles de vigne. La bataille continue aujourd’hui à Lyon où André lutte pour perpétuer à merveille la tradition culinaire gréco-arménienne de ses ancêtres, avec pour armes son talent digne des grands cuisiniers de l’époque et son enthousiasme sans relâche. La victoire, André l’emportera par ses divines assiettes et son radieux sourire.


Adresse

  • 62 Cours Vitton
  • 69006 Lyon

Horaires

  • Lundi : Fermé
  • Mardi : 12h-14h30
  • Mercredi : 12h-14h30
  • Jeudi : 12h-14h30 | 19h30-21h45
  • Vendredi : 12h-14h30 | 19h30-21h45
  • Samedi : 12h-14h30
  • Dimanche : Fermé

Indisponible

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