À la Guill'on Dîne

Entre deux boutiques de perruques africaines, on tombe sur ce petit restaurant. Pensant rentrer dans un bouiboui, c'est finalement une cuisine de grandes tables qui nous est servie. Des surprises, il y en a à chaque plat. Qui aurait pensé avoir une barbe à papa pour accompagner son dessert ? Si le RPPP devait rimer avec quelque chose, il rimerait avec À la Guill'on Dîne comme des roisP.

Ainsi va la danse : au premier temps de la valse, mon amuse-bouche est épicé ; au deuxième temps de la valse, mon entrée est onctueuse ; au troisième temps de la valse, mon poisson est succulent ; une valse à trois temps qui s'offre encore quatre temps, comme c’est charmant ! On ne vous en dira pas plus, c'est le menu surprise du chef, à vous de deviner les plats. Mais on peut vous assurer que ce sera délicieux, raffiné et original.

Ni au Carnaval de Rio ni à la Fête des Lumières je n’ai vu d’aussi belles explosions de couleurs. Le chef Czechowicz n’est pas seulement maître ès cuisine, il est aussi artificier, capable de transformer une assiette en spectacle pyrotechnique. La courtoisie du serveur m’a laissé pantois, tout comme la fraîcheur du tartare de truite, son concassé de tomates du jardin et ses légumes poêlés au pistou. Alors oui, à la Guill’on dîne mais on y déjeune divinement bien aussi !

Parfois on voit la vie en noir et blanc, parfois tout nous paraît trop sobre, trop sombre. On sort de chez soi, on prend le métro jusqu’à Guillotière. Tout simplement, comme ça. Nos pas nous guident vers des effusions de couleurs - roses, vertes, oranges. Notre nez nous entraîne vers des émulsions de chocolat, des alliances sucré-salées, des viandes et poissons à se damner. Et si le monde n’est toujours pas assez coloré, la lumineuse terrasse de la cours intérieure sera toujours là pour l’animer.

À la Guill’ on dîne de bonnes choses. Des papillotes de saumon croustillantes et fondantes, une confiture d’agneau sur un lit d’aubergines et pour finir, un fondant au chocolat à se damner. Vous serez étonné par la présentation colorée des plats. À la Guill' on dîne, mais surtout on se sent bien sur la petite terrasse avec un verre de côtes-du-rhône conseillé par un serveur aux petits soins. Une jolie adresse pour toujours plus de découvertes.

On dit souvent que le hasard fait bien les choses. En effet, c'est fortuitement qu’Alix et moi sommes tombés sur une sobre enseigne rue de la Guillotière. Tentés par le menu, nous n’avons pas pu résister à cette alléchante invitation. En entrée, velouté de butternut et caillette nous ont admirablement comblés. Et que dire de l’aiglefin et le cochon mignon qui suivirent ! Nous avons trouvé là une très belle adresse. Assurément, nous reviendrons et ce ne sera plus un hasard.

À la Guill’on se détend. On oublie les tracas du quotidien et on refait le monde dans une atmosphère intimiste. À la Guill’on savoure. À chaque bouchée, on apprécie la qualité des produits, et on se laisse surprendre par l’originalité des plats. À la Guill’on sirote. On est tenté par la carte des vins bien fournie, et on craque pour une coupe Colonel bien corsée. À la Guill’on est mis à l’aise par la gentillesse du patron. Bref, à la Guill’on dîne, et on dîne bien.

L’Atlyontide regorge de sublimes perles qu’il faut savoir dénicher. À La Guill’on Dîne est un de ces lieux où l’on vous propose de petits bijoux concoctés par l’orfèvre dénommé Antoine : des mets originaux tel le gaspacho d’asperges, délicats comme le cabillaud au pesto, délicieux à l’image du truffier au chocolat. La petite terrasse à l’arrière vaut aussi son pesant d’or, calme et romantique. Et tout cela pour si peu d’argent !

Ce soir, je sors le grand jeu, je vais t’en mettre plein les papilles ! Alliance de saveurs audacieuses et de produits frais, que ça fonde ou que ça croustille, chaque bouchée est un feu d’artifice gustatif. Et comme les papilles ont bon goût, les plats sont façonnés comme des œuvres d’art. Les gourmands l’ont bien compris, c’est dans l’atmosphère douce et accueillante de la Guill’on Dîne qu’on se réunit pour découvrir une cuisine franche qui ne se cache pas derrière des noms de plats alambiqués.

  • Mme Gourmande, vous êtes inculpée pour goinfrerie sauvage. Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? - Mais M’sieur le Juge, ils étaient si gentils avec moi, j’ai pas eu l’impression de mal faire quand j’ai englouti le gaspacho au fouetté de Boursin. - Oui, et vous n'en êtes pas restée là, n'est-ce pas ? - J'avoue, j'ai aussi succombé à une délicieuse caillette d'agneau aux épinards. - Vous êtes irrécupérable ! Pour le pillage de la Guill’on Dîne, je vous condamne à la guillotine.

Ondine belle nymphe de la cuisine. J’embrasse à pleine bouchée la fraîcheur de ta marmelade de tomates et céleris. Ondine, belle naïade de pourpre vêtue, je me noie dans les eaux exquises de ta dorade au fenouil et pommes de terre en bouillabaisse, je plonge à saveurs perdues dans le velouté de ton gaspacho andalou. Ton tiramisu fraise citron vert et ta soupe de fraises sont autant de baisers sucrés et mortels. Ondine, je viens comme on se désaltère à la rivière, goûter le suc de tes lèvres.


Adresse

  • 59 Grande rue de la Guillotière
  • 69007 Lyon

Horaires

  • Lundi : Fermé
  • Mardi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Mercredi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Jeudi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Vendredi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Samedi : 12h-13h30 | 19h30-21h30
  • Dimanche : Fermé

Indisponible

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