Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2) - 11/01/2021

Nous savons tous à quel point l'histoire de Lyon est riche mais savez-vous réellement le rôle qu'ont eu les lyonnaises dans celle-ci ?
Laissez-vous porter par la vie des cinq héroïnes pour le découvrir ...

Claudine Thévenet (1774-1837)

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)-0

© jesus-marie.ca

Claudine Thévenet, est une religieuse qui fonde en 1818 sur les Pentes de la Croix-Rousse, la Congrégation des Religieuses de Jésus-Marie pour l’éducation de la jeunesse.

C’est sa rencontre avec l’Abbé André Coindre qui lui confie deux petites filles abandonnées sur le parvis d’une église qui pousse Claudine Thévenet à dédier sa vie aux enfants abandonnés. À l’origine, la Congrégation a pour objectif de recueillir les jeunes garçons les plus démunis, de leur offrir une éducation et de les former à leur futur métier. Finalement, Claudine et ses sœurs décident d’offrir leur aide également aux jeunes filles puis aux enfants et jeunes de tous les milieux, leur but restant le même: offrir une éducation à tous.

Aujourd’hui la Congrégation des Religieuses de Jésus-Marie est présente dans vingt-huit pays et Claudine Thévenet a été canonisée en 1993.



Philomène Rozan

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)-1

© La Croix-Roussienne.com

Philomène Rozan est à la tête de la première grande grève féminine en 1869. Celle-ci a été initiatrice de nombreuses autres grèves chez les ouvrières de la soie qui, dès lors, ont commencé à faire entendre leur voix.

Appelée “grève des Ovalistes”, celle-ci mobilise près de 1800 ouvrières de la soie à Lyon protestant contre leurs conditions de travail et les inégalités salariales avec les hommes. En effet, les ouvrières lyonnaises gagnent alors seulement la moitié de ce que gagnent leurs congénères masculins, et ce pour le même travail. Finalement, au terme de la grève, la commission des ovalistes dont Philomène Rozan est la représentante adhère à l'Association internationale des travailleurs et cette grève marque un tournant historique pour la place des femmes dans les luttes sociales.



Elise Rivet (1890-1945)

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)-2

© Lamémoireenmarche.com

Elise Rivet, de son nom religieux Mère Elisabeth de L’Eucharistie, est une religieuse du couvent Notre Dame de Compassion à Lyon et qui s’engage dans la Résistance durant la Seconde guerre mondiale.

Dès septembre 1940, elle devient agent de renseignement et utilise son couvent afin de cacher des archives et des armes pour l’armée secrète. Elle participe au sauvetage de nombreux juifs en leur procurant de faux papiers et donne asile, dans son couvent, à de nombreuses femmes également poursuivies. En 1944, elle est dénoncée puis arrêtée par la Gestapo. La même année, elle est déportée dans le camp de Ravensbrück où elle est considérée comme “un pôle de sérénité et l’âme du camp”, jusqu’à sa mort le 30 mars 1944.

On la nomme en 1997, Juste parmi les nations.



Simone Kadosch-Lagrange (1930-2016)

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)-3

© numelyo.bm-lyon.fr

Simone Kadosch-Lagrange est une résistante et ancienne déportée lyonnaise.

Fille de résistants, Simone Kadosch-Lagrange est arrêtée avec ses parents et une de ses sœurs le 6 juin 1944 et est embarquée au siège de la Gestapo place Bellecour avant d’être incarcérée à la prison de Montluc. Elle est torturée pendant plusieurs jours par “Le boucher de Lyon” Klaus Barbie puis est déportée au camp d’Auschwitz avec sa mère le 30 juin. Elle survit au camp de la mort et revient seule d’Auschwitz en 1945.

En 1987, elle est un témoin-clé lors du procès de Klaus Barbie devant la Cour d’assise de Lyon et participe à la création du Mémorial des enfants d’Izieu.

Et si vous voulez en savoir davantage sur ces femmes qui font la fierté de Lyon, découvrez ces 6 femmes lyonnaises qui ont marqué l'histoire.

Alice

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)
Les Tops - 11/01/2021 00:00:00

Nous savons tous à quel point l'histoire de Lyon est riche mais savez-vous réellement le rôle qu'ont eu les lyonnaises dans celle-ci ?
Laissez-vous porter par la vie des cinq héroïnes pour le découvrir ...

Claudine Thévenet (1774-1837)

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)-0

© jesus-marie.ca

Claudine Thévenet, est une religieuse qui fonde en 1818 sur les Pentes de la Croix-Rousse, la Congrégation des Religieuses de Jésus-Marie pour l’éducation de la jeunesse.

C’est sa rencontre avec l’Abbé André Coindre qui lui confie deux petites filles abandonnées sur le parvis d’une église qui pousse Claudine Thévenet à dédier sa vie aux enfants abandonnés. À l’origine, la Congrégation a pour objectif de recueillir les jeunes garçons les plus démunis, de leur offrir une éducation et de les former à leur futur métier. Finalement, Claudine et ses sœurs décident d’offrir leur aide également aux jeunes filles puis aux enfants et jeunes de tous les milieux, leur but restant le même: offrir une éducation à tous.

Aujourd’hui la Congrégation des Religieuses de Jésus-Marie est présente dans vingt-huit pays et Claudine Thévenet a été canonisée en 1993.



Philomène Rozan

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)-1

© La Croix-Roussienne.com

Philomène Rozan est à la tête de la première grande grève féminine en 1869. Celle-ci a été initiatrice de nombreuses autres grèves chez les ouvrières de la soie qui, dès lors, ont commencé à faire entendre leur voix.

Appelée “grève des Ovalistes”, celle-ci mobilise près de 1800 ouvrières de la soie à Lyon protestant contre leurs conditions de travail et les inégalités salariales avec les hommes. En effet, les ouvrières lyonnaises gagnent alors seulement la moitié de ce que gagnent leurs congénères masculins, et ce pour le même travail. Finalement, au terme de la grève, la commission des ovalistes dont Philomène Rozan est la représentante adhère à l'Association internationale des travailleurs et cette grève marque un tournant historique pour la place des femmes dans les luttes sociales.



Elise Rivet (1890-1945)

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)-2

© Lamémoireenmarche.com

Elise Rivet, de son nom religieux Mère Elisabeth de L’Eucharistie, est une religieuse du couvent Notre Dame de Compassion à Lyon et qui s’engage dans la Résistance durant la Seconde guerre mondiale.

Dès septembre 1940, elle devient agent de renseignement et utilise son couvent afin de cacher des archives et des armes pour l’armée secrète. Elle participe au sauvetage de nombreux juifs en leur procurant de faux papiers et donne asile, dans son couvent, à de nombreuses femmes également poursuivies. En 1944, elle est dénoncée puis arrêtée par la Gestapo. La même année, elle est déportée dans le camp de Ravensbrück où elle est considérée comme “un pôle de sérénité et l’âme du camp”, jusqu’à sa mort le 30 mars 1944.

On la nomme en 1997, Juste parmi les nations.



Simone Kadosch-Lagrange (1930-2016)

Ces femmes lyonnaises qui ont marqué l’histoire (partie 2)-3

© numelyo.bm-lyon.fr

Simone Kadosch-Lagrange est une résistante et ancienne déportée lyonnaise.

Fille de résistants, Simone Kadosch-Lagrange est arrêtée avec ses parents et une de ses sœurs le 6 juin 1944 et est embarquée au siège de la Gestapo place Bellecour avant d’être incarcérée à la prison de Montluc. Elle est torturée pendant plusieurs jours par “Le boucher de Lyon” Klaus Barbie puis est déportée au camp d’Auschwitz avec sa mère le 30 juin. Elle survit au camp de la mort et revient seule d’Auschwitz en 1945.

En 1987, elle est un témoin-clé lors du procès de Klaus Barbie devant la Cour d’assise de Lyon et participe à la création du Mémorial des enfants d’Izieu.

Et si vous voulez en savoir davantage sur ces femmes qui font la fierté de Lyon, découvrez ces 6 femmes lyonnaises qui ont marqué l'histoire.

Alice

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